Retour vie pratique

Morgane Bertho : notre expérience d’un dossier immobilier à Meslan.

Un retour personnel sur le suivi d’un projet d’achat, les réponses attendues, l’annonce remise en ligne et une conclusion arrivée trop tardivement pour nous.

Dossier immobilier, documents et maison représentés de manière sobre
Un retour personnel sur un projet d’achat qui nous a mobilisés avant de nous laisser sans réponse claire.

Pourquoi ce retour vise une personne et un dossier précis

Ce texte concerne notre expérience avec Morgane Bertho, négociatrice immobilière chez Law-Riant Notaires, autour d’un bien situé à Meslan. Il ne prétend pas résumer le travail de toute l’étude ni l’expérience de tous ses clients. Il raconte ce que nous avons vécu, les échanges que nous avons eus et la manière dont ce dossier a été géré jusqu’à sa clôture.

Nous n’étions pas dans une visite de curiosité. Nous avons étudié le bien, fait une première offre, engagé une demande d’urbanisme pour vérifier les possibilités de réhabilitation et d’extension, puis transmis une offre au prix avec l’appui de notre courtier.

Dès la visite, un ton qui m’a mis mal à l’aise

Dès le départ, je me suis senti mal à l’aise avec le tutoiement, la familiarité et certaines plaisanteries. Une formule sur une « chambre d’amour » pour parler des toilettes m’a paru déplacée dans le cadre d’une visite immobilière, alors que nous parlions d’un achat lourd, de travaux possibles, de diagnostics et d’un projet de vie.

Ce n’est pas une phrase isolée qui a tout décidé. Mais quand le dossier devient compliqué, la manière dont une professionnelle parle, écoute et cadre les choses compte. Pour moi, la confiance n’était déjà pas installée.

Un bien présenté comme pas encore en vente

Lors de la visite, le bien nous a été présenté comme n’étant pas encore réellement en vente. Le prix d’environ 120 000 € nous a été répété à plusieurs reprises. Dans ce contexte, nous avons compris que le dossier était encore ouvert et que nous faisions partie des premiers acheteurs à pouvoir l’étudier sérieusement.

C’est pour cette raison que nous avons pris le temps de vérifier les diagnostics, de préparer une première offre, de solliciter notre courtier et d’engager une demande auprès de la mairie. Quand nous avons finalement indiqué pouvoir nous positionner au prix demandé, nous avons découvert qu’un autre acquéreur était déjà retenu. Ce n’est pas le fait de ne pas avoir obtenu la maison qui nous a posé problème. C’est d’avoir investi du temps, de l’énergie et des démarches dans un dossier présenté comme encore ouvert, alors que la situation réelle semblait déjà beaucoup plus avancée.

Une première offre reçue, puis un point annoncé

Le 17 juin 2026, nous avons adressé une première offre à 95 000 € net vendeur. Après un premier échange où il nous a été indiqué que l’offre ne pouvait pas être « reçue » avant l’audit annoncé, Morgane Bertho nous a confirmé par écrit que l’offre était bien envoyée, qu’elle en prenait note et qu’un point serait refait après les éléments de diagnostic attendus.

Pour nous, ce message créait une attente simple : obtenir un retour clair après les diagnostics, savoir où en était la position de la propriétaire et décider sereinement de la suite.

Un DPE G projeté, puis un DPE D apparu sans information directe

Au départ, le bien nous a été présenté avec un DPE G qualifié de « projeté ». Il nous a été expliqué que le dossier de diagnostic n’était pas finalisé, notamment parce qu’un règlement restait en attente. Pour nous, ce classement comptait forcément : il pesait sur le prix, sur l’ampleur des travaux et sur notre décision d’acheter ou non.

Le 26 juin, nous avons découvert nous-mêmes qu’une nouvelle annonce était en ligne, avec un prix affiché de 125 688 € frais inclus et, cette fois, un DPE classé D. Entre-temps, nous n’avions pas reçu le point annoncé ni été prévenus directement de ce changement. Nous avons donc dû reprendre l’initiative, demander des explications par écrit et essayer de comprendre où se situait réellement le dossier.

Une réponse nous a alors indiqué que notre première offre avait été refusée et qu’un nouveau dossier de diagnostics était joint. Le problème, pour nous, n’était pas qu’une vendeuse refuse une offre. Elle en a le droit. Le problème était d’avoir dû découvrir par nous-mêmes la remise en ligne du bien, le nouveau DPE et les nouveaux éléments, alors qu’un retour avait été annoncé.

Une offre au prix, une simulation transmise, puis toujours du flou

Nous avons réagi sans attendre en transmettant une offre au prix de 120 000 € net vendeur, soit 125 688 € frais de négociation inclus. Après les montants répétés pendant la visite, nous avons alors clairement indiqué que nous pouvions acheter au prix demandé. Le même soir, il nous a été demandé une simulation bancaire récente. Nous avons répondu que notre courtier était déjà saisi, puis transmis une simulation prévisionnelle en attendant un complément actualisé.

À ce moment-là, il nous a aussi été écrit que notre offre avait été soumise à la propriétaire et qu’elle serait seule décisionnaire. Là encore, nous étions prêts à fournir les éléments attendus et à poursuivre dans un cadre clair.

Un rappel demandé sans réponse écrite sur le fond

Le lendemain, Morgane Bertho nous a demandé de la rappeler. Nous avons demandé par écrit l’objet précis de cet appel, la position de la propriétaire sur notre offre au prix et les justificatifs éventuellement attendus. C’était une demande normale : un dossier immobilier n’a pas à reposer sur des appels flous où l’on découvre les informations au fil de la conversation.

Nous n’avons pas obtenu à ce moment-là de réponse écrite claire sur le fond. Cette façon de faire nous a laissé avec le sentiment d’être maintenus dans l’attente, alors que nous avions déjà mobilisé notre courtier, préparé des éléments de financement et engagé des démarches auprès de la mairie.

La réponse finale après l’intervention de notre courtier

Il nous avait été demandé d’attendre le mardi suivant pour connaître la suite du dossier. Pourtant, le lundi 29 juin, notre courtier a contacté Morgane Bertho et a obtenu la réponse que nous attendions : une autre offre avait été retenue. Morgane Bertho nous a ensuite écrit que la propriétaire acceptait l’offre d’une autre personne disposant d’un apport personnel important.

Là encore, une vendeuse est libre de choisir l’offre qui lui convient. Ce que je retiens, c’est que l’information qui devait, selon ce qui nous avait été dit, attendre le mardi a pu être obtenue dès le lundi par notre courtier. Après les demandes de clarification, les démarches auprès de la mairie, l’offre au prix et les éléments de financement transmis, cela a renforcé notre sentiment d’avoir été maintenus inutilement dans l’attente.

Ce que je retiens de cette expérience

Pour nous, ce dossier n’a pas été un simple malentendu. Il a été marqué par un ton qui nous a mis mal à l’aise dès la visite, un bien présenté comme pas encore en vente puis devenu indisponible quand nous avons indiqué pouvoir acheter au prix, un DPE G projeté devenu D sans information directe, un point annoncé qui n’est pas venu, une annonce remise en ligne que nous avons découverte nous-mêmes, des demandes de financement arrivées dans l’urgence et une réponse finale obtenue par notre courtier avant même l’échéance qui nous avait été annoncée.

Je garde donc de Morgane Bertho l’image d’un suivi tardif, confus et insuffisamment rigoureux pour un projet immobilier aussi engageant. Nous ne lui confierions plus un dossier d’achat. Je partage ce retour pour que d’autres acheteurs comprennent l’importance de demander des réponses écrites, de garder leurs échanges et de ne pas laisser un projet sérieux se perdre dans le flou.