Retour vie pratique

HUMAN Le Faouët : notre retour d’expérience.

Des informations arrivées progressivement, la présentation de notre offre suspendue à un second contrôle financier et des questions restées sans réponse : voilà ce qui nous a fait perdre confiance dans le suivi de ce projet.

Dossier d’achat immobilier ouvert sur une table, avec des plans, une clé et un téléphone.
Avant d’engager notre budget, nous voulions comprendre ce que nous pouvions acheter et rénover.

Publié le . Expérience vécue au cours de l’été 2026 et en septembre.

Une maison qui nous intéressait vraiment

Ce retour concerne notre parcours d’acheteurs avec l’agence HUMAN Immobilier du Faouët, autour d’un projet d’acquisition d’une maison Phénix. Nous avions un budget à tenir, des travaux à envisager et l’envie très concrète de trouver un endroit où nous installer. La maison nous intéressait suffisamment pour que nous revenions, que nous étudiions le dossier et que nous mobilisions notre courtier.

Notre interlocutrice principale pour le suivi de ce dossier était Chrystelle Escat. Les échanges que je relate ici ont eu lieu dans le cadre de ce projet d’achat.

Je garde pourtant de cette expérience le sentiment d’avoir dû dépenser une énergie considérable pour obtenir des précisions qui conditionnaient notre décision. Au fil des échanges, je me suis retrouvé à vérifier les étapes, à reformuler les questions et à demander ce qui avait réellement été fait. Pour un achat aussi engageant, j’attendais un suivi plus clair.

Des informations importantes arrivées progressivement

Lors de notre première visite, une autre conseillère, Pauline, nous avait dit : « Je me sers de vous pour obtenir les papiers. » La formulation était claire : notre visite servait aussi à faire avancer la récupération de documents qui manquaient encore au dossier. Or ces mêmes documents étaient précisément ceux dont nous avions besoin pour savoir dans quoi nous nous engagions.

Le 28 juillet, après une visite, nous avons demandé par écrit des précisions sur la situation juridique du dossier, les diagnostics et les démarches nécessaires avant de pouvoir avancer. La vente impliquait plusieurs propriétaires et une mesure de protection concernant l’un d’eux. Nous voulions comprendre les conséquences pratiques sur la suite et les délais.

Le 5 août, l’agence nous a annoncé que les diagnostics allaient être réalisés rapidement et qu’elle nous tiendrait au courant. Notre démarche s’est ainsi poursuivie sur plusieurs semaines avant la phase de proposition d’achat, fin août. Pendant ce temps, nous devions garder ce projet en tête, suivre les réponses et essayer de savoir quand nous disposerions des éléments utiles pour décider.

Nous pensions d’abord avoir affaire à cinq vendeurs. Le courriel du 3 septembre a fait état de six héritiers, puis Chrystelle a confirmé ce nombre pendant l’appel du 5 septembre. Au cours de cet appel, elle a également reconnu qu’elle connaissait déjà cette configuration auparavant. C’est précisément ce qui me pose problème : cette information, comme celles liées aux consorts et à la mesure de protection, aurait pu nous être donnée beaucoup plus tôt. Le nombre de personnes concernées, leur accord et les démarches nécessaires avaient une importance directe sur la vente ; ce n’était pas un détail à découvrir après plusieurs semaines de suivi.

À l’oral, les démarches auprès du juge étaient abordées de façon très rassurante. Mais le courriel du 28 août décrivait encore plusieurs étapes à venir : accord des parties, validation du prix par la tutrice, puis demande d’autorisation au juge. J’avais besoin de comprendre ce qui était déjà acquis et ce qui restait à obtenir. Des paroles rassurantes ne remplaçaient pas ces validations.

La complexité d’une succession peut demander du temps. Ce qui m’a pesé, c’est de découvrir progressivement les éléments qui conditionnaient notre décision, alors que nous avions commencé à poser ces questions dès juillet.

Des échanges qui ont aussi pesé sur la confiance

Le problème ne concernait pas seulement les documents. Lors de certains échanges avec Chrystelle, j’ai reçu des « Pourquoi faire ? » sur un ton que j’ai trouvé agressif, alors que je demandais des précisions utiles à notre achat. Il m’est aussi arrivé de la voir se détourner ou partir sans répondre à la question que je venais de poser.

J’ai également été gêné par des réponses très rapides et affirmatives qui ne levaient pas l’incertitude soulevée. Je me retrouvais à reformuler ma question, puis à demander une confirmation écrite. Pour moi, cela a rendu les échanges plus tendus et a progressivement abîmé la confiance dont nous avions besoin pour avancer.

Un courtier déjà mandaté, puis un second contrôle

Nous avions choisi notre courtier Meilleurtaux. Le 28 août, il a écrit à l’agence pour confirmer son accompagnement et transmettre une attestation de finançabilité ainsi qu’un plan de financement, après étude de nos justificatifs.

HUMAN nous a demandé de passer également par son service financier, ImmoBanques. La liste comprenait notamment trois derniers bulletins de salaire, trois derniers relevés de compte et deux derniers avis d’imposition. Un formulaire d’étude de faisabilité devait aussi être complété et signé.

Dans son courriel du 28 août, Chrystelle a détaillé l’ordre des opérations : étude de faisabilité, validation financière, puis contact avec les propriétaires et leur représentant pour formaliser l’offre. Ce second circuit devenait donc une étape préalable à la présentation de notre proposition.

Je comprends qu’une agence veuille vérifier qu’un projet peut être financé. Mais nous avions justement pris un courtier pour préparer sérieusement le nôtre. Nous avons dû consacrer de nouveaux échanges à comprendre ce contrôle supplémentaire, l’usage de nos documents et la place laissée au professionnel que nous avions déjà choisi.

La présentation de notre offre suspendue à la validation ImmoBanques

Le 31 août, nous avons envoyé une offre à 130 000 € net vendeur, avec notre courtier en copie. Nous avons également transmis le formulaire de faisabilité complété, puis nos pièces d’identité pour recevoir la proposition à signer électroniquement.

Le même soir, Chrystelle nous a de nouveau demandé les justificatifs financiers, en indiquant qu’elle contacterait les propriétaires dès leur réception. Le 1er septembre, son SMS nous a précisé que l’accord de la collègue chargée du dossier financier était attendu pour présenter l’offre. Le message se terminait notamment par : « Pour l’instant, je suis bloquée. »

Dans un courriel du même jour, l’agence a confirmé que nous restions libres de conserver notre courtier et que la démarche ne nous engageait pas à signer un mandat de courtage avec son réseau. Elle a toutefois présenté la transmission des documents à son service d’analyse comme une procédure obligatoire chez HUMAN pour obtenir l’accord nécessaire à la présentation de notre offre.

C’est un point central de mon avis : la présentation de notre proposition dépendait de notre passage par ce contrôle supplémentaire. Notre courtier avait pourtant déjà transmis son attestation. J’aurais attendu que l’agence explique précisément ce qui manquait encore et pourquoi notre offre ne pouvait pas être soumise aux vendeurs avec les informations financières déjà fournies.

L’article 8, 5°, du code de déontologie annexé au décret du 28 août 2015 prévoit de transmettre au mandant, dans les meilleurs délais, toute proposition répondant au mandat confié. L’agence doit aussi vérifier la solvabilité de l’acquéreur. Je n’ai pas le mandat des vendeurs pour apprécier juridiquement l’ensemble de la situation. En revanche, les messages reçus montrent bien que l’accord du service financier était présenté comme un préalable à la transmission de notre offre. C’est cette condition, malgré le travail déjà effectué avec notre courtier, que je conteste dans notre accompagnement.

Ce même courriel annonçait deux visites dans la semaine, maintenues tant que notre dossier financier n’était pas validé. Dans le contexte précis où notre offre restait bloquée derrière un second contrôle financier, ces deux visites constituaient une pression concrète : pendant que nous devions encore transmettre des pièces et comprendre cette procédure supplémentaire, d’autres acquéreurs étaient présentés comme susceptibles d’avancer sur le bien. Notre courtier lui-même nous a fait remarquer que l’arrivée de ces deux visites à ce moment précis du dossier était étrange. Je ne peux pas prouver qu’elles aient été utilisées volontairement comme levier ; en revanche, leur effet de pression, lui, était bien réel.

Les réponses que nous avons finalement obtenues

Le 1er septembre, nous avons envoyé les justificatifs à ImmoBanques en précisant leur destination : le contrôle interne de faisabilité. Nous avons écrit que cet envoi ne constituait pas un mandat de courtage et n’autorisait aucune démarche bancaire pour notre compte sans notre accord préalable.

Le 2 septembre, ImmoBanques nous a répondu clairement sur ce point. Le service a confirmé prendre en compte nos limites, conserver notre courtier comme interlocuteur pour le financement et ne pas solliciter de banque sans notre accord écrit. Cette réponse a permis de clarifier l’usage annoncé de nos pièces.

Le 3 septembre, après notre demande de précision sur l’avancement, HUMAN a confirmé par écrit que notre offre avait été transmise aux propriétaires par courriel, après validation du dossier financier. L’agence a également accepté d’adresser les informations aux deux acquéreurs, comme nous le demandions.

Lors de l’appel du 5 septembre, Chrystelle nous a également dit avoir annulé les deux visites après la validation financière. Elles avaient donc pesé sur le dossier précisément pendant la période où notre offre restait suspendue à ce contrôle.

Le contraste m’a d’autant plus marqué que, pendant ce même appel, Chrystelle me parlait de confiance. Je l’ai laissée développer, puis je lui ai simplement demandé : « Et au fait, les deux visites ? » Elle m’a répondu : « Ah bah non, je les ai annulées. » Jusqu’à ma question, cette information ne nous avait pas été donnée. Pour moi, demander de la confiance tout en laissant les acheteurs découvrir eux-mêmes qu’un élément présenté comme une pression dans le dossier n’est plus d’actualité produit exactement l’effet inverse : cela n’instaure pas la confiance, cela l’abîme.

Ces réponses ont donc bien été apportées et l’offre a été transmise. Ce qui m’a pesé, c’est le nombre de démarches nécessaires pour arriver à ce stade en comprenant exactement ce qui se passait, y compris sur des éléments que l’agence aurait pu nous communiquer spontanément.

La faisabilité financière et le prix que nous voulions payer

Lors de notre échange téléphonique du 5 septembre, Chrystelle nous a annoncé que notre offre était jugée trop basse. Un seuil de 145 000 € net vendeur a été évoqué comme la position exprimée par l’un des propriétaires. Nous avons demandé s’il s’agissait d’une contre-proposition de l’ensemble des vendeurs. Dans cet échange, le chiffre nous a été présenté comme celui d’un seul d’entre eux.

Nous ne voulions pas négocier contre nous-mêmes en remontant spontanément notre offre sans connaître la position commune des vendeurs. Le seuil annoncé par une personne ne nous indiquait pas, à lui seul, ce que les autres étaient prêts à accepter. Nous attendions une réponse claire sur le prix et les conditions auxquels ils souhaitaient poursuivre.

Pendant cet appel, la possibilité de relever notre offre a aussi été rapprochée du montant envisagé dans l’étude de faisabilité. Cela m’a gêné. Une capacité de financement doit nous aider à construire un projet viable ; elle ne détermine pas, à elle seule, le prix que nous sommes prêts à payer pour une maison dont les travaux restent à préciser.

Le 11 septembre, nous avons d’ailleurs écrit à notre courtier que nous n’avions reçu aucune acceptation de notre offre ni de contre-proposition commune et écrite des vendeurs. Nous lui avons expliqué que nous attendions des précisions techniques avant d’envisager une évolution de notre position.

Des questions sur les travaux qui restaient importantes pour nous

Nos interrogations portaient notamment sur la construction de cette maison, ses parois et les conséquences de travaux futurs. Changer une fenêtre, percer ou reprendre une isolation engage un budget. Nous voulions savoir sur quoi nous nous engagions avant de revoir notre offre.

Lors d’un échange sur place, Chrystelle nous avait indiqué que l’amiante se limitait à la cuisine. Nous avons contesté cette présentation en lui parlant aussi du sol de la chambre, sous la moquette. Sur ce point, notre question est restée sans réponse lors de cet échange.

Nous voulions comprendre sur quoi reposait cette limitation à la cuisine, quels matériaux étaient concernés et quelles parties n’avaient pas pu être examinées. La conception de la maison nous amenait à nous interroger sur les autres pièces. Pour décider des travaux et du budget, nous avions besoin de réponses fondées sur les repérages effectués.

Le 11 septembre, nous avons contacté directement le diagnostiqueur par écrit pour demander des précisions sur le système constructif, les éléments utilisés pour déterminer la composition des murs et l’examen du revêtement extérieur au regard de l’amiante.

Dans un SMS envoyé le même jour, l’agence nous a indiqué avoir appelé le diagnostiqueur. Elle a rapporté la possibilité de présence d’amiante dans des joints ou des colles, tout en écrivant que cela ne changeait rien au remplacement des huisseries et qu’« aucun diagnostic amiante n’est fait avant changement des fenêtres ».

Cette formulation m’a paru trop catégorique pour décider de travaux. L’INRS distingue les documents existants et le repérage adapté aux travaux, et rappelle que certains diagnostics ne permettent pas de déterminer la présence d’amiante dans les parties non accessibles. Une réponse générale sur les fenêtres ne réglait donc pas notre question précise sur les matériaux qui pourraient être touchés dans cette maison.

Nous attendions une réponse technique écrite permettant d’avancer. À ce moment-là, nous avions encore des questions concrètes, avec des conséquences possibles sur le coût de notre projet.

Une demande de positionnement alors que nous attendions ces précisions

Dans ce même SMS du 11 septembre, l’agence indiquait que les vendeurs attendaient un point le lundi suivant et évoquait une possible remise en publicité de la maison sans nouvelles de notre part. Pourtant, nous avions justement précisé que nous attendions la réponse du diagnostiqueur.

Ce rapprochement résume bien mon malaise dans ce dossier : nous cherchions à lever une incertitude avant d’engager davantage d’argent, et la conversation revenait déjà sur notre positionnement. À force, j’avais le sentiment que le temps nécessaire pour comprendre le bien devenait lui-même un problème.

Après notre retrait, une fin de relation que j’ai trouvée froide

Nous avons finalement indiqué que nous ne souhaitions plus poursuivre ce projet. Dans notre message de retrait, nous avons expliqué que le suivi nous avait paru flou, avec des informations importantes arrivées progressivement. Au moment où j’écris ce retour, nous n’avons reçu aucun message de conclusion ni de souhait de bonne continuation après cette annonce.

Un simple message pour prendre acte de notre décision aurait suffi. Après les relances, les appels et les pièces demandées, cette absence de mot final m’a donné le sentiment que nous avions disparu avec la possibilité de conclure la vente.

Ce silence vient s’ajouter au reste. Il n’explique pas à lui seul mon avis, mais il a achevé de rendre cette expérience décevante sur le plan humain.

10 500 euros d’honoraires pour quel accompagnement ?

Les honoraires d’agence annoncés pour cette vente s’élevaient à 10 500 €. Au regard de notre expérience, j’ai trouvé ce montant particulièrement élevé. Les informations importantes sont arrivées progressivement, nous avons dû insister pour comprendre la situation des vendeurs et l’avancement réel du dossier, notre offre a été suspendue à une étude de faisabilité supplémentaire malgré l’intervention de notre propre courtier, et deux visites ont été maintenues pendant cette période de blocage avant d’être annulées sans que nous en soyons informés spontanément.

Le fait qu’une enseigne soit bien implantée et connue ne change rien, à mes yeux, au niveau d’exigence que l’on peut avoir en retour d’honoraires aussi importants. Une procédure interne n’est pas plus claire ou plus acceptable simplement parce qu’elle est pratiquée par un grand réseau. Dans notre cas, j’aurais attendu davantage de transparence, d’anticipation et de suivi pour une rémunération de ce niveau.

Nous avons finalement retenu un autre projet immobilier. Les honoraires y sont nettement moins élevés, le coût global de la maison et des travaux est inférieur à ce que représentait ce projet, et le bien est en plus plus proche du lieu de travail. Cette comparaison a renforcé mon sentiment qu’ici, le niveau des honoraires n’était pas en rapport avec la qualité d’accompagnement que nous avons reçue.

Mon avis sur HUMAN Immobilier au Faouët

Je garde un avis défavorable sur la clarté et la qualité de l’accompagnement reçu auprès de HUMAN au Faouët, notamment dans le suivi assuré par Chrystelle. Des documents et des réponses nous ont été transmis, mais nous avons dû multiplier les démarches pour comprendre la procédure, cadrer l’usage de nos pièces et obtenir un état précis de notre offre.

Les réponses orales trop affirmatives à mes yeux, les questions techniques restées ouvertes et la pression créée par les relances, le calendrier et les deux visites annoncées pendant le blocage financier ont pesé dans notre décision. J’aurais attendu un accompagnement qui nous aide à comprendre avant de nous demander de nous engager davantage. Au lieu de gagner en confiance à mesure que le dossier avançait, j’en ai perdu.

Pour ma part, cette expérience ne me donne pas envie de confier un nouveau projet d’achat à cette agence. Avec 10 500 € d’honoraires annoncés, j’attendais un suivi nettement plus rigoureux, plus transparent et plus spontané. Nous étions venus chercher une maison. Nous avons passé une grande partie de notre énergie à essayer de comprendre le suivi de notre propre dossier.

D’autres retours sur mes démarches immobilières

J’ai également raconté notre expérience d’un dossier immobilier à Meslan et notre prise de contact avec Mon Chasseur Immo. Vous pouvez retrouver ces textes dans les retours vie pratique et démarches.